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oct
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A la poursuite de la catégorie « productivité et efficacité » du personal MBA, j’ai donc essayé le livre controversé sur les forums du PMBA : « Le Principe 80/20 » de Richard Koch.
Le principe
Le principe 80/20, ou encore loi de Pareto, est bien connu. Il stipule que 20% des intrants (ou causes /efforts) produisent 80% des extrants (ou effets/résultats). Ce qui est important ce n’est pas le chiffre en lui-même, comprenons nous bien. Ce qui est important, c’est de bien comprendre le déséquilibre qui existe dans chaque système (qui peut être 99/1 voir même 51/49) :

Richard Koch essaye à travers ce livre de nous faire appliquer ce principe de manière systématique à notre vie et notre travail.
Cependant, qu’on se le dise tout de suite, tout comme Florent Fouque le raconte très bien (ici), j’ai été très déçu par ce livre. Je trouve ce livre très creux et bien fade. Et je ne suis pas d’accord avec l’utilisation à outrance qui est faite de la loi de Pareto, sans aucune considération de l’aspect systémique. Supprimer toute activité, dans sa vie, son travail si celle-ci est jugé peu rentable peut n’être qu’une fuite en avant face aux difficultés que l’on rencontre.
L’idée intéressante
Il y a cependant une idée que j’ai bien aimé et qui, je trouve, fait écho à d’autres livres de la même catégorie du Personal MBA.
Il n’y a que quatre types d’officiers. Premièrement, il y a les paresseux qui sont stupides. Laissez-les tranquilles, ils ne font de mal à personne. [...]
Deuxièmement, il y a les bûcheurs qui sont intelligents. Ceux-là font d’excellents officiers d’état-major, qui ne négligent aucun détail. Troisièmement, il y a les bûcheurs qui sont stupides. Ces officiers sont une véritable menace et doivent être congédiés sur-le-champ. Ils créent inutilement du travail pour tout le monde. Quatrièmement, il y a les officiers intelligents et paresseux. Ceux-là conviennent parfaitement aux fonctions les plus élevées.
Général VON MANSTEIN, à propos du corps des officiers allemands.
On ne s’attardera pas sur la vie de VON MANSTEIN (général d’Hitler), mais plutôt sur le schéma qu’a tiré Richard Koch de cette citation :

Contrairement à ce que croie beaucoup de managers avec lesquels j’ai travaillé, ce qui est important ce n’est pas de savoir parfaitement gérer son temps (avec maints rappels Outlook et BlackBerry). Ce n’est pas non plus en travaillant 15H par jour et le week-end que ceux-ci progresseront.
Lors d’un précédent emploi j’avais énormément de respects pour mon manager qui passait ses nuits et week-end au travail. J’appréciai son dévouement. Cependant, je n’osais que rarement lui demander quoi que ce soit, car je le savais débordé. De plus, celui-ci est parfois passé à côté de choses très importante en les gérant par-dessus la jambe.
Pour moi ce qui est important c’est :
- de savoir se focaliser sur ce qui est vraiment important par rapport à ses objectifs.
- d’automatiser ou supprimer tout ce qui est répétitif ou inutile.
- d’arrêter de se créer de nouveaux engagements juste pour faire plaisir aux autres…
Je conclurai donc sur cette citation extraite du livre :
La quantité de travail compte beaucoup moins que sa qualité, et sa qualité dépend de l’orientation que chacun se donne.
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16:47
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La plupart du temps, les premiers 80 pourcent sont suffisant. Pour citer Rework, « Good is fine enough ». Ainsi le temps que j’économise en fournissant le nécessaire, et non le nec plus ultra, est énorme et apprécié de mon équipe car je le transforme en disponibilité (pour faire court).
Parfois, je veux cependant atteindre les 100%. Les derniers pourcents sont extrêmement difficile à atteindre, et j’ai remarqué très fragiles : soumis à modification, besoin de beaucoup de maintenance…. Quand j’apprend un morceau de piano, s’il me faut une semaine pour le « connaître », il me faut six mois pour le « savoir ». (note: pour le commun des mortel, la musique a un très mauvais rendement).
Ton commentaire me fait penser à un article de Kathy Sierra : http://headrush.typepad.com/creating_passionate_users/2006/03/how_to_be_an_ex.html
La majorité des gens se contente des 20% d’efforts qui feront d’eux des gens compétents ordinaires. Très peu vont chercher à faire les 80% supplémentaires d’efforts qui seront bien moins rentable en terme de résultat mais qui les transformera en expert. C’est pareil pour ton morceau de piano.
J’ai aussi été déçue par ce livre. Je l’ai lu il y a quelques mois, l’impression générale qu’il me reste est une collection de recettes de cuisine et de concepts poussés à l’extrême. Bref, pas très creusé. Ce que je retiens de ce livre, c’est simplement : work smart not hard. Avoir un cadre de pensée plus systématique : quand on commence une tâche, réfléchir aux actions qui ont un vrai impact sur le résultat, et ne pas se perdre dans les choses non essentielles.
On est d’accord, on en a retiré vraisemblablement la même chose.
Quand est-ce que tu nous ouvre un blog pour partager tes lectures vu que tu lis depuis un moment des choses intéressantes?